Pour la journée internationale du droit des femmes les collectifs Apéro Electronique et Dis’care ont décidé de s’associer afin d’organiser un événement pour l’occasion.
Nous avons pu rencontrer un des fondateurs de Apéro Electronique et lui poser quelques questions pour savoir ce qui nous attend ce jeudi 7 mars.

  • Qu’est-ce que “Apero Electronique” et quel est votre projet ?

Apero Electronique c’est une bande de potes provenant au départ de la même école, écumant les mêmes soirées parisiennes, et qui ont pour volonté de rendre accessible toute forme de musique électronique. On organise au minimum une soirée gratuite par mois, généralement de 19H à 1H dans des lieux atypiques de la capitale, tels que le Pavillon des Canaux ou Ground Control, en essayant de mettre en avant les jeunes artistes locaux. C’est la fête, pour tous.

  • Vous avez récemment fêté vos 1 an, qu’avez-vous retenu de votre première année ensemble ?

Une année riche en expériences et une progression plutôt rapide je trouve. Je me souviens pousser un caddie, dans la rue, contenant les enceintes, les trépieds et tout le matos pour les apporter à notre première soirée test au Barilleur, à Panthéon. On est aujourd’hui 11 dans l’équipe, les rôles se sont bien structurés et on affine notre vision commune de l’asso.
On retient des belles surprises, comme le talentueux collectif La Meute, ou Deborah Aime La Bagarre, qui nous ont fait confiance ; mais aussi des galères, c’est normal après tout.

  •  Vos événements étant tous gratuits, comment les financez-vous ?

On tient à garder au minimum une soirée gratuite par mois, c’est notre ligne directrice. On s’accorde avec les lieux pour toucher un pourcentage sur les consommations. On a déjà fait les vestiaires à une soirée, au début de l’asso. Mais plus jamais ça, on n’était pas les meilleurs dans le domaine.

  • La femme est peu représentée par rapport aux hommes sur la scène électronique, trouvez-vous une raison à cela ? Comment le changeriez-vous ?

C’est un fait, mais je ne pense pas qu’on puisse donner une légitimation à ça. La scène électronique montre aussi beaucoup de respect envers ses artistes. Selon moi, on devrait juger un artiste en fonction de sa performance et uniquement cela. Peu importe son genre, son apparence. La musique au premier plan.

  •  En quoi allez-vous contribuer à cette journée de la femme avec votre événement du 7 mars ?

À l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, on organise la vieille un Apero un peu spécial en collaboration avec le collectif Dis’care. Pour le coup, on a prévu un Line Up exclusivement féminin (la femme en avant), une collecte de produit de première nécessité pour celles dans le besoin, redistribuée aux associations La Maison des femmes et Règles Elémentaires. Les poulpes cosmiques seront présents pour orner de paillettes biodégradables le public. Et entrée libre bien entendu !

  • Qu’est-ce que nous réserve votre programmation entièrement féminine ?

On commence par EVNR, membre du collectif Discoquette. Une disco bien solaire et entraînante pour se chauffer tranquillement dès l’arrivée. S’ensuivra du b2b de la soirée mettant en œuvre Ara et Victoriah de l’asso Dis’care : on progresse dans la House, on accélère les BPM. Et pour le bouquet final on a l’immense honneur d’accueillir la talentueuse DJ et productrice Mila Dietrich qui changera de ton. Un univers Techno, EBM et Coldwave en conclusion.

  • Pourquoi avoir choisi l’Alimentation Générale ?

Ce sera notre 3ème événement à l’Alim, et c’est toujours un plaisir d’y revenir. C’est spacieux, sobre et le système son est bien puissant. Il y a deux salles, un photomaton, un endroit chill, un fumoir, une belle scène et on prévoit même une projection de design derrière les artistes, afin de créer l’atmosphère qu’on souhaite. C’est aussi un petit clin d’œil à l’événement qui nous a un peu propulsés l’année dernière en février. L’alimentation Générale nous accueillait pour la première fois, et on a compté plus de 400 personnes présentes ce soir-là.

  •  Peut-on savoir ce que vous préparez pour cette année 2019 ?

Bien sûr, on va privilégier les collaborations avec les collectifs et potes qui nous ressemblent tout au long de l’année. On souhaite développer de façon récurrente des soirées à thème tel que la dernière Pizz’House à Ground Control qui avait super bien marché. Récemment, on a appris que l’on avait été sélectionnés à la suite de la participation à un appel à projet : « les kiosques en fête ». Vous nous verrez donc une fois par mois cet été, dans des Open Air plus fous les uns que les autres et toujours gratos. J’en dis pas plus !

Événement : Apero Electronique x Dis’care: Who run the world ?

Remerciements

Apero Electronique

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