Qui es-tu et comment as-tu rejoins la Quarantaine ?

Je m’appelle Olivier et j’ai commencé la musique au piano à l’âge de 4 ans.
J’ai la chance d’avoir une bonne oreille musicale donc dès petit je reproduisais des musiques que j’écoutais à la radio. J’ai alors commencé à prendre des cours de piano au conservatoire et en parallèle je faisais de la composition.

Je reproduisais des musiques que j’aimais bien, en faisant ça, ton cerveau apprend progressivement à composer. En mélangeant des musiques que j’ai pu reproduire, je fais mes premiers pas vers la création.
J’ai commencé la musique électronique à 20 ans à peu près. J’écoutais déjà de la techno quand j’étais tout petit puis au lycée je suis revenu à ça par le biais de la psytrance après une période rap/rock et skate.
Suite à la prépa j’ai acheté mes premiers matos et ai joué mon premier live aux beaux-arts.

J’ai été repéré par l’équipe de Triple-D qui organisait encore des soirées à ce moment-là après une soirée de mon école. Ils m’ont proposé de devenir résident chez eux ce qui m’a permis de faire mes premières vraies scènes. Après un petit passage au Japon où j’ai pu faire d’ailleurs un peu de Live avec de la volonté, j’ai commencé à composer de la musique un peu ambient, donc différente de d’habitude.

Lors d’un événement au Mans de Triple-D, je me suis fait repérer par les gars de la quarantaine, c’était vraiment une date magique pour moi, j’étais totalement ailleurs.
C’est donc comme ça que je les ai rencontrés.

Bilan de ces 3 dernières années de live ?

J’ai appris que pour réussir dans la musique il ne fallait jamais s’arrêter. Si tu veux arriver à un certain niveau dans la musique il faut du travail, par niveau je veux dire une oreille sculptée. La musique c’est tout une architecture, caler les sons et faire en sorte qu’ils sonnent ensemble… créer une atmosphère ça prend du temps, y’a pas de secret.

Il y a 3 ans je sais que je faisais de la merde, l’intention était la bonne et l’est toujours aujourd’hui d’ailleurs. Cependant, la manière de traiter le son, gérer l’énergie que tu donnes, ainsi que les transitions, ça s’apprend avec le travail.
Aujourd’hui je travaille dans des studios de musique dans un aspect business, c’est notamment ça qui m’a sculpté mon oreille en 1 an grâce aux systèmes son et aux ingénieurs très talentueux. Tu comprends très vite que c’est un apprentissage sans fin.

Si je devais donner un conseil aux jeunes qui souhaitent démarrer dans la musique, ce serait d’abandonner les recettes. En partant sur des samples etc tu t’empêches d’ensuite faire quelque chose de vraiment subjectif. Avant de penser aux grandes scènes il faut déjà apprendre à se faire plaisir.

Tu explores beaucoup de styles différents, est ce que le public l’a toujours accepté en live ?

J’ai jamais essayé de me ranger dans un style et aujourd’hui je vois ce que ça m’apporte. Je trouve que ma musique est riche et puissante.
J’imagine que j’ai dû essuyer des critiques mais je ne les ai jamais reçues directement.
Chaque fois que j’ai joué ça s’est toujours bien passé mis à part quelques rares mauvaises expériences.
Le fait que je vienne avec mes machines fait que je donne une partie de moi, y’a une pure sincérité là-dedans. Quand je joue j’entre en transe et c’est ce moment-là que les gens vont capter. Ils vont toute suite ressentir que c’est personnel et atypique.

Comment a eu lieu la prise de contact pour la Springclub 4 ?

Je suis allé au fameux événement de Triple-D au mans avec Mamar et Lorenzo Lacchesi.
Mamar a apprécié mon live et m’a proposé d’essayer de trouver un moment pour me faire jouer à un de ses évents. Elle est donc revenue vers moi pour cette Springclub 4 et évidemment j’étais chaud pour être de la partie.

Que prépares-tu pour cette Springclub ?

Du tout neuf ! J’ai pris des toutes nouvelles machines récemment et ce sera donc la première fois que je les utilise en live. J’ai donc un setup différent avec des bases différentes après avoir eu la même depuis 1 an et demi tout en amenant des nouveautés.

Quelles sont tes envies futures ?

Pour le moment j’ai envie de rendre ma musique de plus en plus riche et atypique mais pas d’en vivre. J’avais envie d’atteindre un certain niveau pour me permettre de voyager avec toutes mes machines. Au début quand tu fais du live, les gens ne sont pas forcément prêts à te recevoir aussi facilement qu’un dj set.
Pour le moment je me sens bien à SODASOUND, les lives sont comme secondaires pour moi. Et même si je pouvais en vivre, il y aurait beaucoup de compromis et donc pas la même énergie.

Quelques derniers mots ?

Je voudrais remercier Mamar pour l’invitation et la quarantaine sans qui je ne serais pas grand-chose aujourd’hui. C’est vraiment des gens merveilleux qui ont juste envie de partager des bons moments et de la passion.

Event : PWFM Springclub n°4 w/ Wlderz, Ilivor (live), Herrmann

Crédit page de couverture : Romain Guédé

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