“On retient surtout l’explosion des lieux/soirées alternatifs en proche banlieue avec les crew Mic Mac, Pardonnez-Nous, Camion Bazar, les gars sûrs de la Mamie’s Hors Sol….
Et bien sur la techno avec Fée Croquer, la Quarantaine, Newtrack…”

-Bonjour Harold, comment vas-tu ? Présentes toi un peu 

Hello les copains !

Je suis né dans le 12ème à paris, et j’ai grandi en proche banlieue parisienne du coté de Saint Mandé.
J’ai été baigné par les influences musicales de mon père, un gros passionné de musique et de hi-fi. Ado, j’écoutais beaucoup de Jazz.

C’est lorsque j’ai commencé à sortir en club vers 18 ans que j’ai découvert la musique underground sur Nantes avec l’ex LC Club Altercafé Rond Point Ferrailleur… et bien évidemment les goûter-électro de notre référence Combe.

J’ai passé 5 ans à Nantes, ville dans laquelle il y a une culture club assez fascinante, certes, moins présente, mais beaucoup plus variée qu’à Paris selon moi ! A force de voir des Djs mixer toutes les semaines et à passer des heures sur internet à chercher des nouveaux sons sur CDH (Hello la Chinerie), je me suis réellement intéressé aux techniques de mixage là-bas, j’ai investis dans du matos et c’est parti.

Je continue mes projets solos actuellement sous mon pseudonyme Naagra. C’est avant tout une inspiration de la marque suisse d’équipements d’enregistrements haut de gamme « Nagra ». La marque est d’origine polonaise et signifie « Il enregistra ».

En vérité, je voulais éviter de me faire taper sur les doigts en copiant la marque telle quelle (Rires)

-Parles nous un peu du collectif « L’appart », comment l’as-tu rejoins ? Où en es-tu chez eux aujourd’hui ?

En déménageant à Paris j’ai rencontré les gars du collectif L’Appart Music, Damien Thomas et Thomas G qui souhaitaient développer un peu leur association à l’époque. Moins d’un an après on organise une résidence mensuelle en collaboration avec Candyz au Nouveau Casino et de nombreuses dates sur la région parisienne.

On est vraiment 4 copains qui souhaite partager notre passion pour la House et ses dérivés comme le Garage House, la Micro House, Jackin House le Live…

-Vois-tu aujourd’hui Paris comme une capitale reconnue en Europe où sortir la nuit (en soirée ) ? Ou sors-tu à Paris ?

 Je crois qu’aujourd’hui c’est un fait et personne ne me contredira, il y a un véritable essor de la scène underground à Paris.

Quand on regarde l’explosion des nouveaux collectifs et organisateurs depuis quelques années, aujourd’hui on ne présente plus le Rex Club, Concrete, La Machine du Moulin Rouge, Djoon, Badaboum, qui proposent de plus en plus des programmations de qualité entre les petits artistes émergents, les collectifs et les têtes d’affiches. On retient surtout l’explosion des lieux/soirées alternatifs en proche banlieue avec les crew Mic Mac, Pardonnez-Nous, Camion Bazar, les gars sûrs de la Mamie’s Hors Sol….
Et bien sur la techno avec Fée Croquer, la Quarantaine, Newtrack…   

Cependant malgré l’essor du nombre de soirées, on continue à penser aux nombreux hauts lieux de la musique à Paris qui continuent d’être rayés de la carte comme La Flèche d’Or, La Miroiterie ou encore le Garage.

Je ne suis pas un énorme fêtard c’est un comble pour un DJ mais on va dire que je sors beaucoup avec les soirées Dure Vie mais aussi au Nouveau Casino avec Increase The Groove, j’adhère vraiment à leur DA et un line-up qui sort des sentiers battus.

-L’artiste qui t’a donné envie de mixer ?

Je vais rendre à César ce qui appartient à César, bien évidement Kerri Chandler quand je découvrais Boiler Room ou Glenn Underground, des vieux de la vieille ! 

-Est ce que tu ne vies que de la musique ou tu as une autre activité ?

Actuellement non même si je pense que c’est le rêve de beaucoup d’entre nous, la concurrence est forte sur Paris, arriver à avoir des dates régulièrement requiert une certaine ancienneté avec un bon réseau, être DJ en 2018 ne suffit plus.

J’ai bossé 4 mois en CDD sur l’organisation d’un petit festival sur la côte atlantique, je suis donc en recherche d’un travail dans l’événementielle en ce moment. 

-Ta plus grande fierté actuelle dans ton parcours ? 

Certainement les amitiés avec des gens réellement passionnés, on crée des liens forts autours d’une belle communauté soudée.  

-Quelles sont tes ambitions à long terme dans la musique ? Des projets qui arrivent ?

Un gros projet pour 2019 : la production ! J’ai acquis suffisamment d’expériences et de techniques sur CDJ et vinyle pour me dire que je dois développer l’aspect technique et créatif de la musique électronique. Ma dernière acquisition : un Push 2 et un synthé M Audio Code 49.

Oui je suis assez fier de rejoindre une très belle line-up le 23 février en solo mais aussi grâce à l’appart en collaboration avec d’autres collectifs mais je n’en dis pas plus ! 😉

Artiste : Naagra

Interview : Alex Quillard

Categories: Interview

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